lundi 28 mai 2012

Choisir des végétaux adaptés à son jardin

Bougainvillée conquérant (famille botanique des Nyctaginaceae). Péloponnèse, avril 2012.


Voilà ce qui arrive lorsqu'on néglige l'entretien !
D'où l'importance de confier à un paysagiste son projet de jardin, pour choisir des végétaux adaptés à la taille du lieu... et aux modalités d'entretien.

Vestige de balcon, prodige de la nature, qui appellent d'urgence un geste jardinier !

dimanche 27 mai 2012

Amourette à Athènes

Briza minor, famille des Poaceae


Prise de vue : Athènes / Αθήνα
Quartier de Vouliagmeni, à 100 mètres de la Mer Egée.
28 avril 2012.

Epillet en forme de coeur, d'où son nom vernaculaire : l'amourette, suspendu à son attache fine. Une vraie grâce.
Pousse en sol poreux, sec, où elle se ressèmera abondamment. Espèce héliophile et volontiers thermophile.

Ici en bonne compagnie...

dimanche 20 mai 2012

Zéphyr est de la partie au jardin grec...



Typical flower of the greek hillsides, wild Salsify is a flower belonging to the Asteraceae family.
Upright, deep-rooted, it flourishes in our greek garden and likes to invade it ! First the purple-pink flowers flourish, then followed by an enormous pappus, or dandelion-clock. We call it "Trichoura" in greek.

What a beauty when it opens its pappus, before being spread over by the wind !

Butinage...

Week-end dernier en Creuse.
Lumière du matin...

Centaurea montana (bleuet). Le nectar se cache encore dans le bouton floral : trop tôt pour les abeilles.


En revanche, celui-là attire ce matin toutes les attentions...

Stratégie d'approche...


A l'assaut...

Courson, dernier jour !

Et c'est reparti. Comme à chaque saison, le château de Courson redevient le lieu incontournable de la sphère jardino-paysagère de France. Cette année, près de 250 exposants. Il faudrait donc venir tous les jours pour en parcourir tous les recoins, discuter avec chaque pépiniériste, étudier chaque nouvelle obtention botanique...
Avec St Jean de Beauregard, c'est L'évément à ne pas manquer au printemps et en automne.

Le Château, depuis le stand d'Arzinc


Parisien, assurément, passionnant, certainement... cet événement est sans conteste le lieu où l'on se montre et où l'on expose d'autant plus volontiers que c'est un gage de reconnaissance, de retombées presse et de notoriété.



Château de Courson, vendredi. Les ondées nous auront épargnés...


Dernier jour aujourd'hui dimanche.

Rosiers belmontais (Sarthe)



Dans un autre registre, la fête des plantes du week-end dernier à l'Arboretum de la Sédelle (Creuse, 23), était autrement plus familiale et bucolique...
Elle a incontestablement ma préférence : on y rencontre autant de passionnés, mais les discussions sont plus longues et les échanges plus faciles.

Arboretum de la Sédelle, samedi 12 mai dernier




Plus d'informations : site du Château de Courson
Plus d'informations : site de l'Arboretum de la Sédelle

jeudi 17 mai 2012

Lumière du matin

Muret de jardin, Creuse, dimanche dernier



Quelques doux rayons de soleil en contre-jour sur de délicats végétaux pour bien démarrer la journée...

mercredi 16 mai 2012

Détour aux jardins du Prieuré d'Orsan (Cher, France)

Samedi, sur les routes du Berry.



Petit détour par Orsan, prieuré fondé en 1107 par Robert d'Arbrissel, créateur de l'abbaye de Fontevraud.
Mais qui abrite surtout un jardin remarquablement intéressant du point de vue de la conception paysagère : on y a recréé depuis 1993 un jardin monastique médiéval.


S'il est quelque chose à retenir du lieu, si ce n'est sa quiétude, ce sont ses allées. Labyrinthiques, circulaires, angulaires, mystérieuses, percées, à claire-voie, étroites, sinueuses...







Site du Prieuré d'Orsan

lundi 14 mai 2012

Homère, la prairie d'Asphodèles et les routes du Berry

Sur les routes du Berry, en direction de la Creuse afin de récupérer des végétaux pour un projet de terrasse parisienne.
Et là, sur les bas-côtés, des asphodèles... on ne voyait qu'elles.

Typique des landes siliceuses ou calcaires, une nappe d'Asphodelus albus ici entre Montlevicq et la Châtre (Indre), samedi matin.



On comprend pourquoi on la nomme aussi "Bâton royal"!


"Passé le rocher blanc, les portes du soleil et le pays des rêves, ils eurent vite atteint la prairie d'Asphodèles où les ombres habitent" (Homère, l'Odysée).

Gros plan sur les fleurs disposées en grappe à l’extrémité d'une hampe. Petites, disposées en étoile (6 tépales). On aperçoit les bractées brunes au bas des bourgeons floraux.


Un peu plus loin, le Prieuré d'Orsan, puis l'arboretum de la Sédelle, fin du voyage.

jeudi 10 mai 2012

Taille en transparence



Parmi les travaux au jardin de la semaine dernière...

On voit déjà les graminées bien séchées, le printemps a été particulièrement chaud et peu pluvieux. L'an passé à la même époque les coquelicots étaient nombreux à colorer les collines, cette année ce ne sont plus que quelques nappes sporadiques.

L'olivier sauvage (certes, un peu domestiqué maintenant) a regagné de la transparence, la douce lumière du matin passera désormais à travers le fin feuillage pour ré-éclairer la terrasse du petit-déjeuner, sans perturber l'arbre.

atelier gabriel

De retour de Grèce



Back from Greece, avec encore un herbier à actualiser, des photos à classer, des plantes à identifier.... La flore méditerranéenne est décidément une de mes favorites...

Aperçu avant exploration plus approfondie dans les jours qui viennent, déjà remplis par les chantiers parisiens.
Ici un figuier de barbarie (Opuntia ficus-indica), au jardin.



A bientôt donc !

mercredi 25 avril 2012

Variété des formes fruitières au Potager du Roi, Versailles


Mais que recèle donc ce Potager du roi où j'ai passé deux ans...

Près de cent formes de tailles fruitières.
Avant-goût.

Nectarine Mesembrine, Potager du roi.


Mur Est, au pied de la Terrasse des Figuiers. En descendant quelques marches pluricentenaires, on tombe sur ces fruitiers à la taille inlassablement et méthodiquement appliquée par les jardiniers du Potager royal : on cultive à Versailles près de 100 formes fruitières.
Ci-dessus, un cordon vertical ondulé double.

Un conseil : prévoir un mur de plus de 3,5 mètres de haut...

Moins de place au jardin? On peut très bien aligner ses fruitiers en cordon... Tout n'est qu'une question de proportions !


Poiriers Doyenné du Comice pris dans les rayons printaniers.
Ici, une taille appelée Palmette Verrier à six branches.

Et plus loin, à la lisière du Fruticetum (collection d'arbustes rangés ici par familles botaniques)

Encore une Doyenné du Comice, cette fois formée en Vase Médicis à seize branches


La Fontaine serait là, on serait tenté de célébrer avec lui son fameux "Patience et longueur de temps..."

Plus d'infos sur ce bel endroit : cliquez ici

dimanche 22 avril 2012

Hanami au Parc de Sceaux, ce matin

Il y a quinze jours au Parterre Nord, le 5 avril dernier

15 jours plus tard... ce matin.
Lumière blanche, contrastes épouvantables, ombres bouchées, ciel blanchi, le contexte n'est pas favorable à la photo, mais le sujet vaut quand même la peine de sortir l'appareil photo. N'en déplaise aux puristes (et à moi, nostalgique des lumières des prises de vue de début avril, lorsque les bourgeons sortaient timidement).



Ce Parterre Nord est toujours aussi magique, désert en cette journée électorale malgré quelques joggeurs et athlètes matinaux. Les Cerisiers du Japon sont splendides, fiers, tout vêtus de ce rose tendre.



L'Hanami est à son apogée. Déjà la pluie de fleurs (en japonais Sakura fubuki) répand sur le sol ses traces.

Ephèmère printemps...

samedi 21 avril 2012

Tout est jardin

Antilles françaises, février dernier



Beauté marine, surgie de la mer des Caraïbes, dressée par les alizés, comme une immortelle séchée que l'on garderait pour sa structure, devant un océan de possibilités...

Savourer son coin de verdure

La Riviera italienne, entre Menton & Vintimiglia (à deux pas de mon jaridn botanique préféré : le Cap Mortola).



Les températures se réchauffent (entre deux averses salutaires), le printemps s'installe, on ressort sur les balcons et les terrasses savourer un bon rosé, contempler les rayons du couchant et profiter de son coin de verdure, inondé par les fragrances des jasmins, des pins parasol et des roses 'Mme Alfred Carrière'...

Balcon italianisant, Péloponnèse grec, printemps dernier.

lundi 16 avril 2012

Envol du printemps, éloge des teintes de rose...

Je parcours de nouveau ma visite de dimanche dernier dans cet arboretum des Vilmorin, aujourd'hui géré par l'Office National des Forêts ONF.

Ce que l'on a planté dans les différents jardins prend forme... C'est la fin de la période de dormance, l'envol du printemps.
Définitivement un des moments les plus excitants de l'année, quand les bourgeons végétatifs et floraux se développent pour laisser apparaître leur bourre (le duvet et les jeunes feuilles et fleurs enfouies dans les bourgeons de nombreux caducifoliés comme ici).

Cercis griffithii, arbre de Judée.


J'ai repris les trois cent photos shootées le jour de la visite pour n'en garder que les plus étincelantes dans les teintes de roses...

Akebia quinata, une grimpante semi-persistante toute en finesse


Carpinus turczaninowii


Acer pycnanthum


A méditer dans nos projets de jardins : la palette végétale est large ! Et, le plus souvent d'une finesse remarquable, pour qui sait jouer avec les bons pinceaux.

Corylopsis glabrescens




Éloge d'une prochaine couleur au prochain numéro....



Page Facebook de l'Arboretum des Barres

samedi 14 avril 2012

dent de lion, laitue de chien, salade de taupe, couronne de moine... le Pissenlit !



Délicatement perlé de rosé, le pissenlit trône dans la lisière de ce jardin du Berry, entre la Châtre et Guéret, mercredi dernier.

On connaît souvent son nom vernaculaire classique, mais le Taraxacum officinalis (Asteraceae, de la famille de la marguerite) porte aussi les sobriquets de dent de lion, laitue de chien, salade de taupe, couronne de moine... Une variété de surnoms qui s'explique sans doute par sa distribution très vaste dans nos jardins et ailleurs...

Il pousse à peu près partout dans l'hémisphère nord, où il présente nombre de formes adaptées aux diverses régions d'accueil : pelouses du littoral, prairies grasses, lisières (comme ici), mais aussi rocailles arides, hautes montagnes, régions arctiques.

Jusque dans nos villes !

Taraxacum viendrait de l'arabe tharakhchakon
qui désignait une composée analogue (nom de l'ancienne famille botanique des Composées tirée de la structure florale, aujourd'hui renommée Astéracées).

La capitule jaune d'or ici montrée s'ouvre le matin et se ferme le soir : une vie saine! En salade, les feuilles (volontiers accompagnées de lard) feront une salade optimale pour lutter contre le scorbut... et surtout pour changer de la scarole.

A bon entendeur...

Arboretum des Barres et flash-back en Côte d'Azur, morceaux choisis de la flore coréenne

Picea koraiensis, pin de Corée (fam. des conifères Pinaceae)



Moi qui ne suis pas naturellement attiré par les conifères (j'aime trop le renouveau des saisons), je m'ouvre progressivement à la famille... Et découvre avec joie un specimen particulièrement élégant lors de ma dernière visite de l'Arboretum des Barres (cf derniers billets Fil du 9 avril 2012 : un cornouiller et Fil du 9 avril 2012 : un charme botanique)

Acer mono, érable de Corée, détail de la jeune feuillaison aux dentelures particulièrement élégantes et à la coloration incroyablement lumineuse (famille des Aceraceae)


Étincelant au bout d'une allée champêtre : de quoi illuminer un sous-bois de manière éblouissante, l'érable "mono"


Clin d'oeil à la flore coréenne et japonaise lors d'un de mes derniers passages sur la Riviera : une barbe de serpent (très appréciée au Japon et maintenant dans les jardins japonisants de nos contrées): un Ophiopogon japonicus.

Ophiopogon japonicus : un couvre-sol d'ombre, que l'on peut aussi faire pousser dans le midi, au frais


Villa Ephrussi de Rothschild, dominant la rade de Villefranche sur Mer


Rade de Villefranche sur Mer


Mais là je dérive de nouveau vers mon péché mignon, la flore méditerranéenne, et là c'est une toute autre histoire... Affaire à suivre, donc.

vendredi 13 avril 2012

Jardin de la maison de George Sand à Nohant, Berry, avant-hier

Impossible de manquer ce beau jardin de Nohant, entre La Châtre et Châteauroux (Indre, France) de retour d'une réunion de chantier. J'avais déjà visité le monastère de Valdemossa à Majorque, où s'étaient retrouvés Chopin & George Sand.

Cette fois, c'est le jardin de la maison où résida George Sand jusqu'à sa mort (1876) qui s'offre à mon regard. Belle maison patricienne cernée d'un jardin aux inspirations romantiques et Renaissance. Un doux mélange, où domine par touches ce bleu des volets et des huisseries doux et délavé, comme le temps qui file et qui patine les choses.

Entrée du jardin


Broderies de buis, aux inspirations Renaissance


Arceau de rosier grimpant, incontournable des jardins romantiques...


Forsythia x intermedia (pourquoi pas...) et surtout derrière, le long du mur Sud, la serre dans son jus : on imagine là un tableau de Caillebotte et des cloches en verre qu'on ressort après un trop long hiver


Vision nourricière ou pastorale, un verger au fond du domaine, qui fait rentrer la campagne toute proche dans le jardin


Le jardin vu de la maison


Symptomatique de la maison bourgeoise du XIX° siècle : on sort fièrement l'étendard botanique à la mode : le cèdre du Liban...


Détail de serrurerie, d'un bleu...



Il est temps de repartir...

Sortie du jardin



Plus d'infos pratiques sur le site des Monuments nationaux / Maison de George Sand